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CARNET DE ROUTE

WELCOME IN BULGARIA

2 DANUBE

…20 minutes de navigation sur le Danube avec nos camions pour toucher le sol de la Bulgarie.

Ça fait du bien le changement !

2 FRONTIERE

On a passé plus de temps que prévu en Roumanie, beaucoup de route et beaucoup d'enfants nous attendent encore. Nous décidons de nous arrêter juste au bord du fleuve pour une nuit, où nous attendons Desi, notre contact en Bulgarie.

4 DECY

Elle travaille comme assistante social à Silistra, la ville frontière. Nous voilà dans un autre pays, avec une langue qui change beaucoup du fait qu'elle ne soit pas latine et une autre monnaie. On commençait à connaître quelques mots de roumain, à calculer facilement le change entre l'euro et le Lei, à comprendre un peu les coutumes locales et en seulement 2 kilomètres tout change !

3 CHANGE

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Merci Roumanie

Résultat des courses :

3 semaines perdues, 1 chien décédé, un de nos membres qui nous quitte, des problèmes mécaniques mais aussi 2300 km, 11 projections, 20 heures d'ateliers et beaucoup de nouveaux amis.

Alors que dire de la Roumanie? On n'aime ou on n'aime pas?

Malgré toutes nos galères et l'énergie parfois pesante, on peut dire qu'on aime la Roumanie, pour ses paysages, mais surtout pour son peuple. Jamais nous n'avons eu l'occasion de rencontrer des gens avec un si grand coeur. Derrière cette fine carapace, froideur occidentale, ils offrent leur immense générosité.

Vous êtes arrivés avec nous au bout de la Roumanie, devant nous le Danube, en face un autre pays, une plateforme en fer comme unique moyen de traverser.

devant danube

Quelle frayeur ! Alors, bye bye Roumanie! Welcome Bulgarie !!!

byebye roumanie

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Bucarest et sa banlieue : Cernica

Le voyage continue. Les camions apprêtés, on chauffe le moteurs, direction Bucarest afin de récupérer nos passeports à l’ambassade car les visas russes ont tardé.

passeport

Vous vous demandez si nous avons oublié nos passeports à la maison ? Non !!

Dans l’organisation du voyage, une des choses les plus compliqué était l’obtention du visa pour la Russie.

La demande de visa ne peut se faire à plus d’un mois avant l’entrée dans le pays. Le fait que nous voyageons par la terre, prend plus de temps. Ainsi, si nous étions partis avec ce visa avant de partir, il ne serait plus valide pour notre retour au mois d’octobre.

Le plan A était d’obtenir deux passeports théoriquement autorisé par la loi de l’EU : en France c’est possible et facile, en Italie plus compliqué mais faisable et en Espagne impossible. Du fait que nous ne pouvions pas tous l’obtenir, nous avons opté pour le plan B : commencer le voyage dans les premiers pays européens avec seulement notre carte d’identité et laisser nos passeports à Action Visas pour qu’ils s’occupent de compléter toutes les formalités exigés pour l’obtention du visa (pour 6 mois avec entrées multiples). Et, ensuite pour qu’ils nous les envoient à l’ambassade française de Roumanie.


 

L’arrêt sera court cette fois-ci. Un coup de téléphone nous amène sur le chemin de Parada, qui organise un spectacle de cirque avec les enfants des rues dans une station de métro. Nous sommes étonnés de la qualité du spectacle et du talent des enfants. Parada fait un merveilleux travail avec les enfants des rues en leur offrant une motivation quotidienne, prétexte à leur accompagnement et paraissent créer un lien très fort et inspirer un profond respect avec des enfants qui vivent une violence quotidienne.

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Nous pensons que nous aurions pu apprendre et partager beaucoup avec eux. Mais stop les regrets! Nous nous répétons que ce sont les aléas du voyage auxquels nous sommes préparés.

Cernica, un village en banlieue de Bucarest est notre point de chute pour ces deux jours.

Nous y rencontrons des enfants tsiganes, très curieux et désireux de nous rencontrer. Leur approche est très fatigante pour nous car envahissante mais aussi intéressante.

cernica6

La barrière de la langue et la différence de culture fait choc. Ils rient beaucoup de notre non-compréhension et en profitent pour se moquer de nous. Nous avons trouvé que la meilleure manière de communiquer avec eux c’était au travers des jeux (cerceaux, balles, frisbee), du cinéma et de la musique.

fanny tascam1fanny tascam2

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cinema cernica2

 

Nous avions invité tout le village à la projection mais seuls les tsiganes sont venus.

cinema cernica

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Ici encore, nous voyons que les deux ethnies ne se mélangent pas. Les enfants sont provocateurs. Nous sentons parfois que nous gagnons leur confiance et leur respect, puis quelques minutes plus tard, sous l'effet de groupe sûrement, et la fierté de certains, ils nous mettent à nouveau à l'épreuve. Nous percevons sous leur agitation une manière de s'exprimer. Evidemment, cela a soulevé un questionnement : comment se faire respecter avec des enfants comme ceux-là? Nous repensons à Parada et mettons en évidence qu'il y a une grande différence entre la rencontre dans l’itinérance et l'accompagnement au quotidien.

En institution, il est possible de tisser un lien de confiance, jour après jour, et faire peu à peu comprendre aux enfants, que le non-respect de certaines règles rend impossible le partage et l'apprentissage. De plus, avec la barrière de la langue, nos cultures différentes et pour certains le manque de compétence, il est difficile de créer une relation équilibrée, entre le jeu et le respect. Même après épuisement et se sentant parfois impuissants, ces réflexions nous poussent à nous perfectionner, et après quelques heures de repos, nous sommes prêts à y retourner.

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Ciao Gonzalo

Après avoir joui de la présence de Lorenzo (alias Gonzalo) durant plus d’un mois, dernière acquisition imprévue de la team en provenance d’Italie, c’est avec grand regret que nous lui disons au revoir à Targoviste, d’où il prend la route pour rentrer chez lui.

Gonzalo

Sa joie de vivre, sa jeunesse et son énergie nous manquent déjà. Ciao Ciao Gonzalo !

gonzalo arte

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Evènements hors programme

Bon, l’important est de rester actif ! De ce fait, pendant qu’une partie du groupe travaillait à régler les camions, une autre, entre 2 machines à laver, est partie à la recherche de contacts en dehors de notre programme.

Nous nous sommes rendus à la protection de l’enfance de Targoviste qui nous a permis de projeter un film dans un foyer qui a ouvert un grand point interrogatif pour nous. Nous n’avons pas réussi à créer de lien avec les adolescents, ni avec l’équipe éducative, l’ambiance et la manière dont on a été introduit était très étrange. L'accueil était défiant.

centre-targoviste

Nous nous posons la question du choix du film, n'étant pas adapté à l'âge du public, mais avec le recul et en discutant avec certaines personnes en relation avec ce foyer, nous nous rendons compte que c'est un ensemble de choses, qui sont spécifiques à l'établissement et pas forcément en rapport avec notre venue, qui sont en causes. Cette expérience riche nous a permis d’apprendre à nous positionner et à penser différemment notre venue, par exemple s'imposer quelques règles quand il s'agit de structures sociales :

  • bien définir le public afin de choisir le film tous ensemble et la veill.
  • demander a ne pas placer les enfants dans les salles avant l'installation.
  • rencontrer notre interlocuteur et les locaux autrement que par téléphone ou par intermédiaire...

 

Encore plus motivés, l’après-midi suivante nous partons pour un second rendez-vous dans une école pour enfants en situation de handicap.

scola special

Soutenus dans notre démarche par la responsable, elle nous aide à nous organiser et nous met à disposition l’amphithéâtre et différents espaces pour nos ateliers : musique, jonglage et top face. Nous l’avons rencontré la veille, nous a présenté les enfants et les locaux et avons longuement discuté sur le choix du film.

centre top facecentre targoviste2

Sacré contraste!

Nous décidons donc de projeter "Bébés", pour son message sur la différence. Les enfants se sont vraiment saisi de ce que nous leur proposions et sont resté concentrés sur le film presque jusqu’à la fin, à la grande surprise de la responsable. Cette journée intense nous enchante. Nous sommes étonnés de voir que malgré les grandes différences d’âges et de handicaps, il y a beaucoup de respect entre eux, les grands veillant sur les plus petits et les plus assurés nous aidant à entrer en contact avec ceux plus en difficultés. L’atelier "loop" au début un peu chaotique s’est terminé en grande fiesta, toujours désordonnée mais très enivrante remplissant notre cœur de beaucoup de rires et de plaisir.

centre fiesta

Contrairement à ce que nous pensions, grâce au superbe travail éducatif de cette école, nous avons eu une grande facilité à échanger et partager avec les enfants. 

Nous avons tissé un lien très fort avec les enfants et les éducateurs, malgré le peu de temps que nous y avons passé. L’équipe éducative dans sa manière d’accompagner les enfants montre une bienveillance envers eux. En les observant, nous remarquons qu’ils font abstraction de leur handicap et les soutiennent dans leurs capacités. C’était intéressant de voir en deux jours deux manières opposées du travail éducatif. Nous avons eu plaisir d’observer des équipes qui voient l’enfant tel qu’il est, au travers de sa spécificité et non de son handicap. Chacun est différent de par sa culture, son éducation, son caractère et dans cette école les éducatrices portent le même regard sur les enfants que dans une école dite « normale », les accompagne dans leurs difficultés dans l’idée que chacun se développe à son rythme.

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Des dommages parfois avantages

C’est en s’arrêtant à Targoviste, avant de se lancer dans la jungle bucarestoise, à 70km de là, et afin de profiter de l’accueil et du confort d’un ami pour la soirée (héhé! la machine à laver et la douche ne sont jamais de refus), qu’il s’est avéré que le bruit que nous entendions chez Merco était beaucoup plus dangereux que nous le pensions. Nous sommes donc restés sur place pour éviter un accident très grave sur la route et faire les réparations nécessaires.

oups

Une fois de plus, nous avons eu beaucoup de chance dans notre galère car nous avons rencontré par hasard Mihail, mécanicien de poids-lourd confirmé, chef d’une société de transport,et de surcroit parlant italien qui a tout fait pour nous aider à moindre cout, ouvrant son cœur et sa générosité. Très rapidement Mihail est devenu ami de la troupe, nous honorant de ses visites quotidiennes et de ses cadeaux (pain, vin, saucisson….) et en prime d’une soirée barbecue chez lui, très agréable, où il nous a dévoilé ses talents de musicien et de chanteur. Il a aussi gracieusement vérifié l’état de tous les camions.

Mihalacordeon

Mihail nous a accompagné dans un gigantesque garage poids-lourd tenu par des amis (ou associés, on n'a pas vraiment compris) avec des outils supra modernes, et un savoir-faire plus que professionnel. On se croirait en Allemagne, seule la facture fait la différence.

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Merco vient de fêter ses 200 000kms. C’est peu pour un camion mais quelques années de pistes au Maroc ont épuisées ses suspensions. Donc silent blocks des lames éclatés, ainsi que barre stabilisatrice, rotules et surtout barre de direction! 3 jours de travail à plein temps, ainsi que l'attente des pièces au coeur de jours fériés et d'un week-end. On se disait bien qu’il faisait un drôle de bruit ces derniers temps !
Toubabou aussi fumait blanc ces derniers temps, en as de la mécanique nous pensions à un passage d’eau dans le circuit de combustion, mais Mihail en moins de 3 minutes lui a trouvé un injecteur cassé qu’il a fait réparer pour un prix, disons très roumain…

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Par son intermédiaire, nous avons eu accès à beaucoup d’attention de toutes les personnes du garage. Il semblerait qu’ils aient été touchés par la folie de notre projet, car ils ont travaillé sans relâche et avec beaucoup de minutie, ont organisé une collecte en vidant leurs placards et leur frigo et en récoltant quelques leis (monnaie roumaine) malgré leur maigre salaire.

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Cette curieuse situation à la limite gênante nous a confirmé que derrière la façade parfois distante des roumains, leur générosité est surprenante. Nous ne comptons plus les personnes qui nous accueillent à bras ouverts, nous offrant leur hospitalité...


En réalité, parfois nous avons honte d'être accueillis de la sorte, alors que chez nous les roumains ou autre étranger quel qui soit, sont stigmatisés et rarement bienvenus. Le contraste est fort. Ici, dans tous les lieux que nous traversons, les personnes sont curieuses de rencontrer leurs nouveaux voisins que nous sommes, prennent plaisir à nous connaître et le temps de nous aider. Chez nous, un nouveau voisin est toujours synonyme d'ennuis et nous ne nous intéressons pas à l'humain qu'il peut-être, au parcours qu'il a pu connaître, et aux expériences qu'il peut partager.


De manière générale, nous sommes scandalisés de la façon dont on traite les immigrés dans nos pays riches, alors que nous témoignons une fois de plus qu'en voyage, il y a toujours quelqu'un pour partager le peu qu'il a. Nous vérifions ce vieux précepte qui dit que les personnes les plus démunies sont les plus généreuses.
Nous sommes heureux de pouvoir régler ces important problèmes en peu de temps, avec des grands professionnels et avec des personnes magnifiques, mais décidément nous devons encore annuler notre rendez-vous avec Parada, conscients que l’énorme frustration qu’elle engendre ne serait pas remédiable. Malheureusement, fatigués de l’énergie dépensée pour aménager notre venue, l’organisation du programme n’a plus été possible…

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Route vers Bucarest

Après des adieux à fendre le cœur, nous avons enfin repris la route en direction de Bucarest pour rejoindre l’association Parada, avec dix jours de retard. Le printemps naissant, la route magnifique que nous traversons nous redonne de l’énergie. 3 jours de route et 650km nous attendent pour arriver à la capitale !!

RouteRoute2

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«De Venise au fin fond de la Chine, les routes de la Soie demeurent plus que jamais un axe mythique. Un chemin initiatique sur lequel l’Orient et l’Occident ont échangé des biens et des idées pendant des siècles.

Aujourd’hui, l’esprit de cette route perdure dans les oasis et les caravansérails, dans les villes qui s’étalent de la vieille Europe à l’Asie profonde.

Cet esprit d’hospitalité, de concorde, d’échange entre les hommes, et donc d’ouverture à l’Autre, se retrouve dans les paysages, dans les patrimoines, dans les trésors qui se cachent le long de la route(…) Autant de messages de tolérance, autant d’oasis de la pensée. Dans ces temps troubles de civilisations en rupture, la route de la Soie - l’antiroute des croisades - plaide au contraire pour un rapprochement.»

4e de couverture du livre Sur les Routes de la Soie de Reza et Olivier

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